l’Omnium Banque Nationale, anciennement la Coupe Rogers

Brisebois : Les lendemains de Flushing Meadows

16 septembre, 2021
Fernandez and Radaccanu at the US Open

Photo: camerawork USA

« Donnez-moi l’âge de vos champions et je vous donnerai le bilan de santé de votre sport », disait un entraîneur d’Allemagne de l’Est quand ce pays dominait le sport mondial.

Avec deux finalistes, dont Leylah Annie Fernandez, qui a eu 19 ans la semaine dernière, et Emma Raducanu, 18 ans, qui ne font pas ensemble l’âge de Serena Williams, de même que Daniil Medvedev, 25 ans, sachez que le tennis se porte très bien merci.

Avec tout le respect qu’on doit au passé, combien de gens vous ont parlé des absences pourtant notoires de Serena, Roger Federer et Rafa en même temps ?

Depuis le temps qu’on en parle, la « Next Generation » commence à prendre sa place grâce aussi à Medvedev, un an après Dominic Thiem. Mais l’autre très bonne nouvelle, c’est la poussée de la « Next Next Generation » avec Fernandez et Raducanu, ainsi que Félix Auger-Aliassime, Carlos Alcaraz et Jenson Brooksby.

On a déjà hâte à l’an prochain.


Medvedev and Djokovic - US Open trophy ceremony
Photo: US Open

À force de répéter que la pression est « un privilège » en citant Billie Jean King, Novak Djokovic a fini par en être victime et rater un premier Grand Chelem calendaire depuis Rod Laver en 1969. 

On l’a vu. À la fin, il était en sanglots, la tête cachée dans sa serviette. On a aussi remarqué sa fragilité lors de la remise des trophées.  

« C’est un soulagement que tout soit fini, parce que tout ce que j’ai eu à gérer mentalement et émotionnellement m’a paru énorme », de confesser l’auteur de la séquence de 27 matchs victorieux en tournois du Grand Chelem avant de se buter au mur Medvedev.


Leylah wins in Flushing Meadows
Photo: cameraworks USA

Leylah Fernandez aura su impressionner et séduire New York jusqu’à la fin… et même plus.

« Je sais que ce jour (commémoration le 11 septembre de l’effondrement des deux tours du World Trade Center) est une journée spéciale pour New York et les États-Unis.

« Je veux juste vous dire que j’espère pouvoir être aussi forte et résiliente que New York l’est depuis 20 ans. Merci du soutien. Je vous aime, et à l’an prochain. » 

Elle a fait littéralement exploser le grand stade Arthur-Ashe aussi bien que Lady Gaga, Pink ou Madonna l’ont fait dans le temps.

Lundi, elle était invitée à l’émission du matin Today avant de participer au gala du MET (le Musée d’art contemporain de New York), où elle était présente à l’instar d’Auger-Aliassime.


Louis Borfiga's final goodbye
Photo: Sarah-Jade Champagne

Même à la retraite, Louis Borfiga, l’architecte pendant 15 ans de cette percée canadienne, ne rate rien.

« Je me régale de ces succès », dit-il à partir de sa France natale où il est dernièrement retourné vivre.


Ajoutez donc un autre gagnant à New York cette année.

Jamais on n’aura entendu autant de bons mots à l’égard de Tennis Canada.

« On a toujours su et compris que le Canada est un pays de joueurs de hockey, mais regardons ce qu’ils font de si bien au tennis. Wow ! », de mentionner sur ESPN John McEnroe, ébloui par ce qui se passe au Québec et plus spécialement au Centre national de Montréal. Ça n’a pas de prix comme publicité.


À savoir à quoi il faut s’attendre pour la suite si prometteuse du tennis, permettez cette suggestion.

Tout en admettant que ce soit plus compliqué de faire des choses avec les mesures sanitaires qui s’ajoutent au calendrier trop chargé, une soirée de démonstration de tennis avec Fernandez, Auger-Aliassime, Andreescu, Shapo et autres, en salle l’hiver prochain, pourrait connaître un grand succès au profit du tennis canadien. 

Le Centre Bell examinerait le concept à Montréal. À Québec, le Centre Vidéotron serait déjà preneur.

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