l’Omnium Banque Nationale, anciennement la Coupe Rogers

Brisebois : Une année complexe, mais prometteuse

10 décembre, 2021
Canada Billie Jean King Cup 2021

Photo: Martin Sidorjak

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, dit-on. Dans ce cas, Tennis Canada peut sortir l’olifant.

Bien que compliquée, l’année 2021 aura été néanmoins réussie grâce à Leylah Fernandez qui a atteint la finale aux Internationaux des États-Unis, en plus de conquérir la foule new-yorkaise jusqu’au bout.

Parmi les autres faits saillants, notons les deux autres carrés d’as, celui de Félix Auger-Aliassime dans la Grosse Pomme et l’autre de Denis Shapovalov à Wimbledon, puis les onzetitres professionnels du tennis unifolié dont le tout premier de Fernandez obtenu à Monterrey, et la présence en fin d’année de six raquettes d’ici dans le Top 50.

Le succès ne s’est pas limité aux courts. Ajoutons le travail acharné des membres des hautes officines. On revient de loin. Très loin même. 

En retournant dans le temps, le président Michael Downey a confirmé que les annulations à Montréal et à Toronto en 2020 avaient causé à son organisation une perte directe de 60 millions de dollars en revenus.

Une fois les ajustements apportés, les sacrifices obligatoires imposés et les coupes dramatiques provoquant l’attrition de 40 % du personnel et de 70 % dans les programmes, l’année s’était soldée par un déficit de huit millions de dollars.

Or, 2021 a permis de redresser la situation.

Le retour de l’Omnium Banque Nationale dans les deux villes a permis de générer un « léger profit » malgré la limite de 50 000 spectateurs par tournoi.

Le défi se poursuit, mais la suite est encourageante. Michael Downey rappelle qu’il faudra de « trois à cinq ans » avant que le tennis puisse véritablement retrouver sa situation économique prépandémie, mais la bonne nouvelle, c’est que l’injection d’argent dans les programmes pourra reprendre.

Felix hitting the ball hard at the 2021 NBO
Photo: Tyler Anderson

LA CONSTANCE DE FÉLIX EN GRANDS CHELEMS

De retour sur le terrain pour ce bilan, mentionnons que les numéros un canadiens Félix Auger-Aliassime et Leylah Fernandez ont terminé en atteignant des sommets personnels. Ils ont bondi respectivement de 10 et de 64 rangs pour se retrouver 11e et 24e, en dépit de conditions instables entre les bulles (hôtel-stade), les tests à répétition, les déménagements de site, les changements de dates, les annulations, alouette…

« Être joueur de tennis professionnel n’est plus aussi léger qu’il y a deux ou trois ans », reconnaît Guillaume Marx, directeur du volet masculin pour Tennis Canada.

NDLR À la suite du départ à la retraite de Louis Borfiga en septembre, le poste a été scindé entre Guillaume Marx (hommes) et Sylvain Bruneau (femmes).

En plus de sa demie à New York, Félix a fait les quarts à Wimbledon et le 4e tour à Melbourne.

« Les Masters 1000 et les tournois ATP 500 ou 250 (deux finales à Melbourne et à Stuttgart) restent à améliorer, mais la situation est très encourageante avec la constance montrée dans les Grands Chelems », selon Marx.  

Photo: Sarah-Jade Champagne / Tennis Canada

UN SPORT, MAIS DEUX RÉALITÉS DISTINCTES      

La performance par excellence en 2021 reste indubitablement celle de Leylah Fernandez.

« Exceptionnel ! », reconnaît Sylvain Bruneau.  

« On voyait Leylah accomplir de grandes choses durant son ascension, mais elle nous a tous pris par surprise, mentionne-t-il. Cela comprend la championne en titre Naomi Osaka, l’ex-titulaire Angelique Kerber et la 5e joueuse mondiale Elina Svitolina, qu’elle a toutes éliminées durant son parcours de rêve à New York. »

Pour la suite, en Australie dès le début janvier, il n’y aura pas à s’inquiéter. Elle travaille bien avec son père, affirme-t-elle.

L’état des choses ne sait pas la même voie pour Bianca Andreescu, qui glisse au 46e rang de la WTA, elle qui a occupé le 4e échelon en 2019 après son couronnement à New York.

Ses forfaits ont été nombreux. D’ailleurs, elle annonce qu’elle n’ira pas en Australie y entreprendre le calendrier. Elle souhaite stabiliser sa santé et ses émotions après une année qu’elle admet difficile.  

CE QU’IL FAUT AUSSI SAVOIR

* Aussi dans notre groupe d’élite du top 25 mondial, il y a Gabriela Dabrowski (7e) et Sharon Fichman (22e).

* En double, Dabrowski a gagné l’Omnium Banque Nationale au stade IGA et Fichman les Internationaux d’Italie dans les tournois WTA 1000.

* Auger-Aliassime a vaincu quatre joueurs du Top 10 durant l’année, dont Roger Federer.

 * L’an prochain, l’Omnium Banque Nationale revient au stade IGA du 5 au 14 août avec la visite de l’ATP cette fois. On a déjà hâte.  

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