l’Omnium Banque Nationale, anciennement la Coupe Rogers

Cox : Place à la saison sur surface dure

2 août, 2019

L’Australie, c’était il y a une éternité. Indian Wells et l’étonnant triomphe de Bianca Andreescu est un souvenir de mars.

Nous avons vu la saison sur terre battue aller et venir et nos doutes sur les capacités de Rafael Nadal de dominer sur l’argile se sont évaporés. La saison sur le gazon, si éphémère, a atteint son apogée au All England Club avec une finale masculine spectaculaire et historique entre Novak Djokovic et Roger Federer.

Nous entamons maintenant la saison sur surface dure. La chaleur et le ciment, avec la Coupe Rogers avant les Internationaux des États-Unis. Toronto et Montréal prépareront la voie et New York couronnera les derniers champions de Grand Chelem de l’année.

Jusqu’à présent, les 3 grands continuent de dominer le circuit masculin, au grand embarras de tous les jeunes joueurs super talentueux qui n’arrivent pas à faire tomber Nadal, Djokovic et Federer sur une base régulière. Du côté féminin, ce fut une année de patate chaude avec le premier rang mondial, créant un véritable débat sur qui est la meilleure du monde en ce moment et qui sont les jeunes étoiles montantes.

Ce seront là les principaux scénarios pour la Coupe Rogers et la possibilité qu’un Canadien remporte le titre cette année. Le Canada sera bien représenté par Milos Raonic, Denis Shapovalov, Félix Auger-Aliassime et Vasek Pospisil, qui effectue un retour au jeu. Six ans se sont écoulés depuis la demi-finale mémorable entre Raonic et Pospisil, à Montréal, alors que Raonic accédait à la finale avant de s’incliner face à Nadal.

La plupart de nos experts croient que Raonic a les meilleures chances d’écrire une autre page de l’histoire cette année.

« Quand son service fonctionne bien, ses matchs ne se réduisent qu’à quelques points », explique Jimmy Arias, analyste de Sportsnet. « Il peut battre n’importe qui. »

Tom Tebbutt, journaliste et analyste de Tennis Canada, est d’accord avec Arias. « De toute évidence, Milos doit rester en santé. Mais c’est lui qui a le plus d’expérience et ça devrait être un facteur. »

Caroline Cameron, de Sportsnet, considère Auger-Aliassime comme une menace plus redoutable que n’importe quel Canadien.

« De tous les joueurs canadiens, c’est Félix qui a été le plus régulier cette année », mentionne-t-elle.

Arash Madani, de Sportsnet, se demande si toute l’attention sera difficile à gérer pour Auger-Aliassime.  

« Je me demande si la pression de jouer dans sa cour pour la première fois au tableau principal l’affectera », se questionne Madani.

Peu d’observateurs semblent prévoir un grand succès pour Shapovalov cette année, ce qui pourrait être exactement ce dont il a besoin pour retrouver le chemin de la victoire. Passer sous le radar peut souvent aider un jeune joueur à faire ses marques sur le circuit et à gérer les attentes.

Shapovalov celebrates

Chez les femmes, il y aura des attentes à la fois pour Andreescu et Eugenie Bouchard, mais d’un tout autre ordre. Andreescu, la joueuse la plus en vue du tennis féminin en début d’année, aura la part du lion. Comme pour Shapovalov, cela pourrait être une bénédiction pour Bouchard, qui tente de lancer la machine cette année.  

Mais si Andreescu est en santé, la plupart de nos experts pensent que c’est elle qui aura le plus de succès à Toronto.

« Cette année, Eugenie n’a tout simplement pas eu les résultats permettant de croire qu’elle pourrait faire mieux que Bianca », suggère Tebbutt.

« Bianca ira plus loin si elle joue », affirme Arias. « Même quand Eugenie était considérée comme une rivale redoutable, elle avait de la difficulté à concourir au Canada. »

À l’instar de Coco Gauff, cette jeune Américaine de 15 ans qui a fait couler beaucoup d’encre à Wimbledon, Leylah Annie Fernandez, 16 ans, est la Canadienne qui retient le plus l’attention, surtout après sa récente prestation à Granby. Alors qu’Andreescu tarde à se remettre d’une blessure à l’épaule et que Bouchard peine à retrouver son chemin vers le Top 50, ni l’une ni l’autre ne sera dans la course pour le premier rang mondial à la fin de la saison.  

Il s’agira d’une lutte entre quatre joueuses : la championne de Melbourne Naomi Osaka, la gagnante de Roland-Garros Ashleigh Barty, la reine de Wimbledon Simona Halep et la Tchèque Karolina Pliskova, qui a obtenu d’excellents résultats toute l’année.

« Je peux imaginer Barty accumuler beaucoup de points au cours du Circuit US Open », commentait Cameron. « De plus, Osaka a beaucoup de points de l’an dernier à défendre. »

« Mon cœur penche vers Barty parce que j’aime son jeu », confie Arias. « J’adore la regarder jouer. Je n’ai pas vu une joueuse monter au filet aussi bien qu’elle. Mais ma tête me dit de choisir Halep. Elle est la plus forte mentalement. »  

Madani est d’accord avec Arias sur ce point, principalement à cause de cette victoire aux dépens de Serena Williams à Wimbledon.

« Cela a démontré de quoi elle (Halep) est capable. Surveillez-la bien. »  

La plus grande question chez les hommes est de savoir si quelqu’un peut vaincre Nadal, Djokovic ou Federer aux Internationaux des États-Unis. Peu de nos experts semblent penser que cela va se produire, mais il y a quelques possibilités.

« Dominic Thiem peut le faire », affirme Tebbutt. « Son duel de l’an dernier contre Rafa et celui de l’année précédente contre Juan Martin del Potro prouvent qu’il peut être une menace. »

Arias dit que son compatriote américain John Isner est, à l’instar de Raonic à la Coupe Rogers, un joueur qui peut utiliser son puissant service pour se rendre loin à Flushing Meadows.

male tennis player

« Je choisis le joueur local. Grâce à son service, ses marges sont un peu plus petites s’il est au sommet de son art au bon moment », commente Arias.

De son côté, Madani voit quelque chose en Kei Nishikori qui lui fait croire que la vedette japonaise pourrait se tailler une place en finale des Internationaux des États-Unis pour la première fois en cinq ans.

« Il se fait discret, mais il possède les ressources mentales nécessaires pour tenir le coup dans la chaleur de New York. »

D’Atlanta à Washington, puis de Toronto/Montréal à Cincinnati, puis à New York, cette saison sur surface dure va mettre la touche finale à ce qui a été une année fascinante de tennis.  

Attendez-vous à ce que cela soit chaud. Attendez-vous à des surprises.

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