l’Omnium Banque Nationale, anciennement la Coupe Rogers

« Je suis qui je suis grâce à ma mère »

9 août, 2021

Theresa Borczon tenait à faire les choses qui lui procuraient le plus de joie et aucun passe-temps ne lui en procurait plus que le tennis.  

Son fils Ryan, responsable du service aux joueurs à l’Omnium Banque Nationale et gestionnaire principal de l’Association des professionnels du tennis de Tennis Canada, se souvient encore de la première fois qu’il a battu sa mère lors de leurs nombreux matchs au chalet. Il rayonnait de fierté, mais personne n’était plus heureux que sa mère.  

« Elle m’a initié au tennis très jeune et a joué avec pendant des heures et des jours », se souvient Ryan. « Elle trouvait toute sorte de façons amusantes pour être compétitive avec moi et me donnait un dollar lorsque je la battais ou que je gagnais un jeu contre elle. Je devais avoir 13 ou 14 ans quand j’ai commencé à la battre régulièrement. C’est à ce moment que mes parents m’ont inscrit à de meilleurs programmes avec de meilleurs entraîneurs. J’ai eu la piqûre pour ce sport parce que j’avais ce lien avec ma mère. »

Terry est décédée paisiblement le 8 juin après une longue bataille contre le cancer. Sa joie de vivre s’exprimait par son amour du tennis. La passion de Terry pour le tennis a pris naissance à l’adolescence. Elle a participé à des tournois en Ontario et a fait partie de l’équipe de tennis de l’Université de Toronto. Elle a entretenu sa passion pour le sport en tant qu’instructrice, membre du Cricket Club et officielle.  

Le vif intérêt de Terry pour l’éducation l’a menée à travailler pour le Toronto Catholic District School Board en tant qu’enseignante, consultante, vice-directrice et directrice. Après avoir quitté l’enseignement, elle a eu une grande influence sur les étudiants et ses collègues dans le cadre du programme de formation des enseignants de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario (IEPO).

Ryan est ensuite devenu un athlète de haut niveau, s’entraînant sous la tutelle de Casey Curtis pendant des années avant de passer à la gestion du sport. Il travaille à Tennis Canada depuis 11 ans. Anciennement professionnel adjoint de tennis au Boulevard Club de Toronto et chef du tennis au Club Med des Bahamas, il dit devoir sa carrière à sa mère. Terry a également transmis son amour du tennis à son mari Walter et à sa fille Erin.

Walter ne connaissait rien du tennis jusqu’à ce que Terry l’emmène frapper des balles peu après leur mariage en 1974. Il a commencé à suivre des cours et la passion de Terry pour le tennis est devenue l’une de leurs passions de couple.

« Nous avons eu la chance de passer beaucoup de temps ensemble », mentionnait Walter. « Ce n’est pas comme si nous faisions nos choses chacun de notre côté, nous aimions faire des choses ensemble. Que ce soit au chalet ou dans le sud, nous jouions au tennis. C’était la beauté de la chose. C’était une activité qui nous rapprochait et qui nous gardait ensemble. »

À la retraite, Terry a obtenu sa certification de juge de ligne et a travaillé à plusieurs tournois, y compris à l’Omnium Banque Nationale (anciennement la Coupe Rogers). La famille a donc continué à tisser des liens autour de ce sport.   

« Ma femme se rendait au tournoi pour faire des appels de ligne, et notre fils descendait de son bureau pour regarder un match », se rappelle Walter. « J’étais aussi dans les gradins pour regarder. C’était une autre façon de garder le sport dans la famille. »

« Elle était si fière quand elle est devenue une juge de ligne et a rencontré beaucoup d’officiels de la collectivité du tennis », poursuivait Ryan. « Elle aimait bien me voir en action pendant le tournoi. »

Leur fille Erin aime regarder le tennis, mais n’a jamais développé le goût de jouer comme l’ont fait son père et son frère. Sa passion est la musique. Elle joue du piano, du cor, de la guitare et d’autres instruments, et certains de ses premiers souvenirs étaient de voir sa mère installée au piano. Qu’il s’agisse d’apprendre une de ses chansons préférées ou un thème de télévision populaire, son amour pour la musique était palpable.

« Elle aimait vraiment ça », racontait Erin. « Elle ne jouait pas souvent parce qu’elle était bien occupée, mais de temps en temps, elle s’asseyait et jouait, et ça la rendait heureuse. »

Les dons musicaux d’Erin sont apparus très tôt, et comme Terry l’a fait pour Ryan au tennis, elle a trouvé des moyens d’aider sa fille à cultiver sa passion et à en faire une carrière. Appuyée par Terry, Erin est devenue musicothérapeute et travaille maintenant avec d’anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale à l’hôpital Sunnybrook.

« Elle nous a toujours guidés pour trouver des emplois où nous pourrions poursuivre notre passion et le fait que cela a fonctionné pour nous deux est assez remarquable », ajoutait Erin, mère de deux enfants. « Je suis musicothérapeute depuis 15 ans. Je regarde ce que mon frère a réalisé avec le tennis, comme joueur et comme employé de Tennis Canada et je me dis que la boucle est bouclée. »

Selon la famille, le thème de la vie de Terry était d’utiliser les choses qu’elle aimait comme outils pour créer des liens, établir des relations et inspirer les autres. En sa mémoire et en guise d’hommage, Tennis Canada a créé un fonds pour soutenir le programme Filles. Set. Match.

Ce projet a été lancé par Tennis Canada pour soutenir de nouvelles possibilités pour les femmes et les filles dans le domaine du tennis, en les encourageant à continuer de jouer et en incitant encore plus de femmes et de filles à prendre une raquette et à devenir des participantes pour la vie. Malgré le décès de Terry, elle est encore bien présente dans la vie des membres de sa famille et dans celles des nombreuses personnes qu’elle a touchées. »

« J’essaie simplement d’être aussi formidable que possible pour tout le monde », confiait Ryan. « J’essaie simplement d’être ce qu’elle était. »

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