l’Omnium Banque Nationale, anciennement la Coupe Rogers

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LE VESTIAIRE DES CHAMPIONNES : 2006 — ANA IVANOVIC

14 juillet, 2021
Ana Ivanovic celebrating a point

Bienvenue dans cette toute nouvelle série d’articles du site Web officiel de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers. Année après année, nos tournois de Montréal et de Toronto ont accueilli les meilleures joueuses du monde, certaines d’entre elles ayant même remporté un ou plusieurs titres au Canada.

Dans notre série Le vestiaire des championnes, nous vous proposerons des entrevues avec quelques-unes de nos anciennes championnes au sujet des souvenirs qu’elles gardent de leur triomphe au Canada et de ce qu’elles deviennent aujourd’hui. Cette série est offerte aux abonnés d’En coulisse de l’Omnium Banque Nationale une semaine à l’avance. Pour être parmi les premiers à la lire, inscrivez-vous dès maintenant à notre infolettre.

Ana Ivanovic est une des plus grandes vedettes de l’histoire récente du tennis professionnel féminin. Gagnante de 15 titres sur le circuit, dont un triomphe en Grand Chelem à Roland-Garros en 2008 qui l’a propulsée au sommet du classement mondial, la joueuse originaire de la Serbie n’aura laissé personne indifférent au cours de son illustre carrière qui s’est terminée en 2015.

Par contre, même si son nom fut sur toutes les lèvres pendant plusieurs années, peu de gens se souviennent que son ascension a commencé dans une ville bien précise. Vous l’aurez sûrement déjà deviné : il s’agit de Montréal ! En effet, en 2006, alors qu’elle n’avait que 18 ans et qu’elle était presque inconnue des amateurs malgré son 19e rang mondial, Ivanovic avait provoqué tout un émoi en remportant l’Omnium Banque Nationale devant nulle autre que la légende du tennis Martina Hingis.

« Je me souviens que c’était un tournoi très spécial pour moi parce qu’il a en quelque sorte lancé ma carrière », souligne d’entrée de jeu la Serbe. « C’était très important, car c’était mon premier grand titre. J’avais déjà gagné un plus petit tournoi l’année d’avant (Canberra), mais c’est la victoire à Montréal qui a posé les bases pour les succès que j’ai obtenus par la suite parce que cela m’avait démontré que je pouvais rivaliser avec les meilleures et faire bonne figure sur les plus grandes scènes. »

Un parcours qui fait tomber des têtes

Ne mentionner que le couronnement d’Ivanovic en sol montréalais à seulement 18 ans ne rend toutefois pas justice au caractère impressionnant de son parcours en 2006. Alors qu’elle avait dû affronter six rivales du Top 30, notamment trois têtes de série à ses trois derniers matchs, elle a accompli un véritable travail de démolition, ne concédant qu’une seule manche au cours de la semaine. Qui plus est, elle n’avait eu besoin que de 58 minutes pour disposer d’Hingis (6-2 et 6-3) en finale, un exploit que peu ont réussi face à la Suissesse.

« Je me souviens que j’avais eu un bon tournoi et que je jouais de façon constante. Par contre, il avait beaucoup plu au cours du dernier weekend et nous avons dû disputer la finale le lundi, ce qui est vraiment inhabituel. Pourtant, malgré les circonstances, le Court central était plein à craquer et j’avais la chance de jouer contre l’une de mes idoles. C’était intimidant de l’affronter à un tel niveau, mais juste d’avoir l’occasion de me mesurer à elle et de gagner en deux manches, c’était un rêve devenu réalité. »

Ironiquement, à l’époque, une seule personne avait déclaré en début de tournoi que la jeune Serbe était une sérieuse prétendante au titre : Hingis elle-même. Questionnée à ce sujet il y a quelques semaines, Ivanovic n’a pas pu s’empêcher de sourire à l’évocation de cette déclaration de son ancienne adversaire : « Martina et moi, nous étions des amies et nous avons continué de l’être même après ce match. Nous avons aussi eu l’occasion de croiser le fer à quelques reprises après Montréal. C’est une personne charmante. Recevoir un tel compliment de sa part est très flatteur. »

Si Hingis avait été une des premières à entrevoir l’évolution de la Serbe, Ivanovic soulignait par contre qu’elle avait senti que les perceptions à son égard avaient changé pendant le tournoi : « Le matin de la finale, je me souviens que tout d’un coup, tout le monde disait de moi que j’étais la prochaine grande vedette. C’était déconcertant, mais c’était aussi agréable parce que cela venait de gens qui suivaient attentivement le sport et le tennis. »

Montréal dans son cœur, même après sa retraite

À la suite de sa victoire en 2006, Ivanovic est demeurée une des enfants chéries du public québécois et elle lui a rendu la pareille quelques années plus tard, lorsqu’elle s’est présentée en conférence de presse vêtue d’un chandail faisant mention de l’amour qu’elle portait pour la ville et les amateurs. Elle se rappelle d’ailleurs très bien ce moment inusité, qui est survenu, il faut le noter, après sa retraite.

« Il y a une histoire amusante derrière ce chandail. J’étais à la retraite et mon mari [le footballeur international allemand Bastian Schweinsteiger] est venu à Montréal pour disputer un match de soccer. Au cours de son passage, il a reçu deux t-shirts “I love Montréal” pour nos fils, chandails qu’ils portent d’ailleurs encore aujourd’hui ! »

« Mais de mon côté, j’avais toujours eu une connexion particulière avec le tournoi et puisque c’était un cadeau provenant des amateurs, je me suis dit “OK ! Je vais mettre le chandail pour la conférence !”. Au départ, les gens semblaient surpris, mais ils étaient vraiment excités et cela m’a convaincue d’aller de l’avant. »

Donner aux autres le courage de rêver

C’est en 2016, à l’âge de 29 ans, qu’Ana a décidé d’accrocher sa raquette, des blessures l’empêchant d’évoluer à son meilleur niveau. Si elle a laissé une empreinte importante sur la scène sportive mondiale, il faut aussi souligner le travail colossal qu’elle accomplit maintenant au sein des collectivités.

En 2007, elle a été nommée ambassadrice nationale de l’UNICEF en Serbie et soutient depuis l’organisation dans ses efforts de collecte de fonds et dans la communication au grand public de la vision et des valeurs qui guident le travail de l’UNICEF. Également ambassadrice de la Fondation Quercus, elle est aujourd’hui déterminée à aider, à inspirer et surtout à redonner.

« Un de mes objectifs est de donner aux jeunes garçons et filles le courage de poursuivre leurs rêves, car nous avons tous des qualités, des choses pour lesquelles nous sommes doués et que nous devrions mettre en pratique. Le but n’est pas de répondre aux attentes des autres, mais bien de suivre son propre parcours », conclut-elle.

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