

Valentin Vacherot
Valentin Vacherot fait un retour au Masters Rolex de Shanghai avec beaucoup d’attentes.
L’année dernière, en l’espace de deux semaines, l’objectif de Vacherot est passé de la qualification pour le tableau principal – sa première participation à un tournoi Masters 1000 en dehors de son pays natal, Monaco – à mettre la main sur le trophée après avoir atteint la finale.
Les qualifications ont toutefois failli avoir raison de Vacherot avant même qu’il n’ait pu envisager de se lancer dans la course au titre. Le Monégasque, qui avait obtenu sa place en tant que remplaçant, a dû combler un déficit d’une manche lors de ses deux duels et n’était qu’à deux points de l’élimination face à Liam Draxl lors du dernier tour des qualifications.
Vacherot a amorcé son parcours au tableau principal en indiquant facilement la sortie à Laslo Djere pour signer sa deuxième victoire dans un Masters 1000, mais il a rapidement été mis à l’épreuve face à plusieurs têtes de série.
Il a tiré de l’arrière par une manche dans trois de ses quatre matchs suivants (Tomas Machac, 20e tête de série, a abandonné au troisième tour), remportant des victoires après avoir été mené face à Alexander Bublik (14e), Tallon Griekspoor (27e) et Holger Rune (10e) pour accéder au carré d’as. Avant Shanghai, aucun Monégasque n’avait atteint les quarts de finale d’un tournoi ATP.
Puis, Vacherot s’est retrouvé face au plus grand défi de sa carrière jusqu’alors : une rencontre de rêve contre Novak Djokovic, détenteur de 24 titres de tournois du Grand Chelem. Le 204e mondial a dominé la majeure partie de cette demi-finale, finissant par surprendre un Djokovic en difficulté pour devenir le finaliste le moins bien classé de l’histoire des Masters 1000.
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Shanghai n’aurait pas pu mieux scénariser cette finale. Une seule victoire séparait Vacherot d’un titre historique, et c’est son propre cousin, Arthur Rinderknech, qui se dressait sur son chemin. Le Français avait lui aussi éliminé cinq têtes de série avant d’atteindre sa première finale de catégorie 1000, notamment la troisième tête de série, Alexander Zverev, et à l’ancien numéro un mondial Daniil Medvedev. C’était la première fois que les cousins, anciens coéquipiers à Texas A&M, s’affrontaient dans un match de l’ATP Tour.
Rinderknech, alors 54e mondial, a empoché la manche initiale et a obligé Vacherot à revenir de l’arrière. Le Monégasque a réalisé un bris vers la fin du deuxième acte avant de ravir le service de son cousin lors du premier et du dernier jeu de la manche ultime pour conclure son parcours de rêve.
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Après être devenu le champion d’un Masters 1000 le moins bien classé de l’histoire, Vacherot a bondi au 40e échelon de l’ATP.
Cette année, le joueur de 27 ans fait partie des têtes de série des « grands » tournois. En effet, Vacherot a été tête d’affiche de tous les tournois du Grand Chelem auxquels il a participé cette saison (il s’est retiré de Wimbledon pour cause de blessure) et a atteint les demi-finales à Monte-Carlo.
Vacherot tentera de prouver que son titre de l’an dernier à Shanghai n’était pas un coup de chance. Cette étape du circuit a déjà ravivé la flamme chez le Monégasque, qui était demi-finaliste à Tokyo après avoir éliminé Arthur Fils, alors 9e mondial, en quart de finale.
Vacherot se présente à Shanghai en occupant un sommet personnel, soit le 14e rang de l’ATP, et espère y retrouver la magie de l’an dernier.
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Photo Vedette : Sarah-Jade Champagne