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WTA

SABALENKA : TALENTUEUSE, PUISSANTE ET… SYMPATHIQUE

par Paul Rivard

31 janvier 2023

L’édition 2023 de l’Omnium Banque Nationale presenté ettra en vedette la majorité du Top 40 de la WTA. Et au nombre des têtes de série, voire des grandes favorites, figurera Aryna Sabalenka. Une joueuse puissante, mais aussi attachante et vraie.

Elle est ce qu’on appelle une « personnalité ». Un être humain qui s’est hissé au haut de la pyramide de sa discipline, mais qui s’est fait remarquer de toutes sortes de façons par sa bonhomie et sa sensibilité.

J’y reviendrai.

Il est donc un peu facile, comme prédiction, d’imaginer Sabalenka comme gagnante potentielle du prochain tournoi à Montréal. Depuis le 30 janvier, la Biélorusse est la deuxième joueuse mondiale.

Photo : AFP

Elle a mérité cette place en vertu d’une toute première conquête d’un tournoi du Grand Chelem, 48 heures plus tôt, sur la surface bleue de Melbourne. Et, à moins de blessure ou d’un passage à vide dans les six prochains mois, c’est à ce rang — ou non loin derrière — qu’elle se présentera à Montréal pour cette prochaine édition de l’Omnium Banque Nationale, du 4 au 13 août 2023.

Enfin, devait-elle se dire, alors qu’elle est restée longtemps étendue sur le sol de la Rod Laver Arena devenue alors pour tous les Biélorusses la « Rod Laver Aryna »… Après s’être écroulée de soulagement et de bonheur, elle s’est relevée, 24 secondes plus tard, pour accueillir Elena Rybakyna qui venait la féliciter.

Oui, ENFIN ! peut-on aussi répéter, si l’on suit depuis le début la carrière de cette athlète prometteuse. C’est notamment mon cas et celui de celle qui était mon analyste d’alors, Valérie Tétreault, lorsque nous décrivions les matchs de la Coupe BJK à la télévision québécoise.

La finale de novembre 2017 opposait les États-Unis à la Biélorussie, qui avait délégué Aliaksandra Sasnovich et Sabalenka, alors âgée de 19 ans. Ensemble, les deux joueuses avaient poussé les Américaines à un cinquième match de double décisif qu’elles avaient perdu contre Coco Vandeweghe et Shelby Rogers.

Photo : AP

Cependant en simple, Sabalenka avait réussi à diviser ses deux rencontres, l’emportant d’abord face à Sloane Stephens avant de s’incliner contre à Vandeweghe. Quelques semaines plus tard, elle concluait sa saison par un premier titre WTA (Mumbai, Inde) et un 73e rang mondial.

Une future étoile, se disait-on, Valérie et moi.

Un an et demi plus tard, en janvier 2021, Sabalenka a finalement intégré le Top 10 pour n’en ressortir qu’à quelques occasions. Quant à sa deuxième place mondiale, c’est un second séjour pour elle, le premier s’étant déroulé du 22 août 2021 au 20 février 2022.

Ce premier sacre en tournoi majeur sera-t-il l’élément déclencheur vers une course pour le trône ? On le lui souhaite. Mais tant de blessures peuvent survenir… sans oublier qu’elle n’est pas seule avec cet objectif. Mais c’est surtout en raison de son caractère changeant.

Car Aryna Sabalenka reste une athlète dont les émotions lui ont fait connaître des épisodes en montagnes russes. Qu’il suffise de rappeler la saga Dmitri Tursunov.

En août 2019, après une période tumultueuse, elle réaffirme sa confiance envers son entraîneur pour ensuite, trois jours après, lui annoncer qu’elle met fin à l’association. Non sans publier, 48 heures plus tard, un nouveau message, celui-là rempli d’émotion à l’intention du Russe.

Photo : WTA

Oui, Aryna est d’une sensibilité qui la rendra toujours plus sympathique et qui la gardera proche de ses admirateurs. Ce type d’athlète qu’on adore suivre dans un tournoi.

Sauf, bien sûr, si elle élimine une Canadienne, au Canada, comme cela s’est produit sur le Court central du Stade IGA, alors qu’elle avait éliminé « notre » Rebecca Marino…

Mais ça, ça fait partie du tennis, non ?

Da chutkaj sustrečy, Aryjana !

À bientôt, Aryna !

Photo : Getty

PLUIE : MÉTHODES AUSTRALIENNES ET CANADIENNES

Photo : The Age


Ça se passait le 24 janvier dernier, à Melbourne.

Il y a eu une averse soudaine et, le temps qu’on ferme le toit de la Rod Laver Arena, le mal était fait : suspension du match de quart de finale (Rybakyna/Ostapenko) et cycle de séchage de la surface inondée.

Nous avons tous été surpris, je crois, des moyens utilisés pour assécher le terrain. Non pas que la présence des chasseurs de balles et autres bénévoles, agenouillés, serviettes à la main, ait pu nous étonner puisque ça se fait partout.

Non, c’est l’équipement principal qui semblait à des années-lumière de celui pourtant utilisé par les équipes de Toronto et de Montréal dans le cadre de l’Omnium Banque Nationale depuis plusieurs années.

Leurs balais de caoutchouc (communément appelés « squiggies ») repoussent bien l’eau alors que les rouleaux éponges, utilisés ici, la capturent d’abord en plus de repousser le reste.

Photos : Paul Rivard / The Age

Quant à ces énormes — et nombreux — séchoirs appelés affectueusement « GhostsBusters » par les dirigeants de l’organisation, ce sont des armes redoutables pour chasser l’humidité des courts après une ondée. Mais à Melbourne, dans un tournoi du Grand Chelem de surcroit, la disparité des deux dispositifs pouvait frapper l’imagination.

Photos : The Age / Paul Rivard

À la décharge de nos amis australiens, il faut reconnaître que la pluie ne représente pas un souci de l’envergure de celui du Canada. C’est au cours de l’été austral, en janvier, que les précipitations sont les moins élevées en moyenne. Un peu à l’instar du tournoi californien d’Indian Wells au printemps, on n’est peu habitué à voir des courts détrempés à Melbourne.

Et, devrais-je ajouter, l’organisation compte sur trois courts couverts. Toujours est-il que l’averse de ce 24 janvier semblait vraiment soudaine pour que les organisateurs n’aient pas prévu de fermer le toit de façon préventive. Ils en ont été quittes pour une interruption d’une trentaine de minutes.

En terminant, je reviens aux chasseurs de balles, main-d’œuvre fort pratique pour la finition du boulot. Je pense ici aux lignes blanches qui, peintes, n’aspirent pas l’eau comme le reste du court et qui peuvent devenir très glissantes.

Chez nous, c’est bien un travail de finition alors que les Australiens les mettent à contribution dès le début, sur le terrain mouillé.

Photos : Paul Rivard / The Age

Peu importe la méthode, il faut admirer ces équipes qui réussissent à assécher les terrains en un temps record après les méfaits de Dame nature.

Et, une fois le travail terminé, on ne pourra jamais leur reprocher de jeter l’éponge… ou la serviette.

Si le match « organisateurs c. intempéries » vous intéresse, voici un dossier complet publié durant l’OBN 2022 sur le site de Tennis Canada.