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Toronto : 1 août - 13 août 2026
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Célébrer l’âge d’or du tennis canadien

Au fil du temps, le tennis est devenu l’un des sports à la croissance la plus rapide au Canada, et ce, grâce aux pionniers du pays et aux joueurs qui ont été à l’avant-garde de l’âge d’or du tennis canadien.

Depuis 2023, le nombre de joueurs au Canada a augmenté de plus d’un million, notamment grâce aux succès continus de Félix Auger-Aliassime et à l’ascension fulgurante de Victoria Mboko. Cependant, tous deux s’accordent à dire que ce sont les joueurs qui les ont précédés qui ont joué un rôle déterminant pour propulser le sport là où il est aujourd’hui.

« Nous avons toujours tiré des leçons des joueurs qui nous ont précédés, a mentionné Auger-Aliassime lors d’une entrevue d’après-match à l’occasion de la United Cup 2026. On se dit : “S’ils peuvent le faire, nous aussi”, puis la fédération et tout le monde chez nous mettent tout en œuvre pour que nous puissions exploiter pleinement notre potentiel. » 

L’essor du tennis canadien a véritablement commencé avant l’« âge d’or », sous l’influence de Daniel Nestor. Le Torontois s’est fait connaître à l’échelle nationale à peine un an après avoir fait le saut chez les professionnels grâce à sa victoire face au numéro un mondial Stefan Edberg lors de la Coupe Davis de 1992 à Vancouver, marquant ainsi le début d’une carrière légendaire qui s’étendra sur 27 ans.

Nestor a remporté 91 trophées de double de l’ATP — le troisième meilleur total toutes catégories confondues (simple et double) — et a occupé le sommet du classement mondial pendant 108 semaines. Le Canadien s’est également illustré en défendant les couleurs de son pays, remportant la médaille d’or du double aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney.

Pendant que Nestor trônait au sommet de l’ATP, sa compatriote Aleksandra Wozniak faisait sensation sur le circuit de la WTA grâce à ses exploits de 2008. Après s’être qualifiée pour le tableau principal à Stanford, la Montréalaise a battu la 20e mondiale Francesca Schiavone lors de son premier match, puis, en demi-finale, elle a arraché la première manche contre Serena Williams avant que l’Américaine ne soit contrainte d’abandonner.

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Wozniak a terminé le tournoi en beauté en prenant la mesure de la sixième tête de série, Marion Bartoli. Elle est ainsi devenue la première Canadienne en 20 ans à s’adjuger un titre de simple de la WTA, atteignant l’année suivante le 21e rang mondial, son meilleur classement à vie.  

Le parcours remarquable de Wozniak à Stanford a été l’un des éléments déclencheurs de l’âge d’or du tennis canadien, au moment où Milos Raonic et Eugenie Bouchard commençaient leur ascension.

À peine quatre ans après ses débuts dans un tableau principal de l’ATP en 2009, Raonic comptait déjà cinq titres à son palmarès et s’était qualifié pour sa première finale d’un tournoi Masters 1000 en battant son compatriote Vasek Pospisil — lui aussi demi-finaliste pour la première fois à ce niveau — lors de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers en 2013. Grâce à ce résultat, Raonic est devenu le premier Canadien à faire son entrée dans le Top 10.

La même année, Eugenie Bouchard, alors âgée de 19 ans, s’est imposée en remportant ses premières victoires en tournois du Grand Chelem et en atteignant les quarts de finale d’un tournoi de catégorie 1000 de la WTA à Tokyo. La Montréalaise a terminé la saison en disputant sa première finale, à Osaka, et a remporté le titre de « Révélation de l’année » de la WTA. Elle a poursuivi sur sa lancée en 2014, une année sans précédent pour le tennis canadien. 

Bouchard a ouvert la voie en atteignant le carré d’as des Internationaux d’Australie et en récoltant son premier trophée de la WTA à Nuremberg, pour devenir la première Canadienne à décrocher un titre de simple sur le circuit professionnel depuis Wozniak en 2008. Après s’être qualifiée pour une deuxième demi-finale consécutive en tournois du Grand Chelem à Roland-Garros, la Montréalaise a rapidement inscrit son nom dans l’histoire du tennis canadien en devenant la première Canadienne à disputer une finale majeure. Bien qu’elle ait échoué en finale à Wimbledon, Bouchard s’est taillé une place dans le Top 10.

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Wimbledon ne s’est toutefois pas terminé sans un champion canadien. En effet, Pospisil, aux côtés de l’Américain Jack Sock, a participé à la finale du double masculin au All-England Club, battant les frères Bryan en cinq manches pour s’approprier le trophée. 

Pospisil a été le coauteur d’une page de l’histoire du tennis canadien avant même la fin de la saison en se qualifiant pour sa première finale de simple de l’ATP à Washington, lors de laquelle il a affronté son compatriote Raonic dans la toute première finale 100 % canadienne de l’histoire de l’ATP.

Le parcours de Raonic à Wimbledon en 2014 n’est pas en reste. Le joueur de Thornhill a battu des adversaires de taille, comme Kei Nishikori et Nick Kyrgios pour atteindre son premier carré d’as d’une épreuve du Grand Chelem, mettant ainsi fin à plus de 100 ans de disette pour le tennis masculin canadien en simple dans un tournoi majeur. Raonic a toutefois fait encore mieux au All England Club deux ans plus tard.

En 2016, le septième mondial a facilement remporté ses trois premiers duels à Wimbledon 2016, avant de tirer de l’arrière par deux manches contre David Goffin au quatrième tour. Loin de baisser les bras, Raonic a alors orchestré une remarquable remontée. Le Canadien a ensuite eu raison de Sam Querrey, qui avait créé la surprise en éliminant le favori Novak Djokovic au quatrième tour, pour se qualifier pour son troisième carré d’as en tournois du Grand Chelem.

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C’est alors qu’il a signé l’une des plus importantes victoires de sa carrière : Raonic a fait tomber Roger Federer en demi-finale, infligeant au détenteur de 8 titres de Wimbledon sa première défaite en demi-finale en 11 matchs au All-England Club. À 25 ans, il est devenu le premier Canadien à se qualifier pour la finale d’un tournoi du Grand Chelem, avant de s’incliner face au favori du public et deuxième tête de série, Andy Murray. Avant la fin de la saison, Raonic s’est hissé au troisième échelon du classement, devenant ainsi le joueur canadien le mieux classé de tous les temps en simple, tous sexes confondus.

Ce sont ensuite les joueurs qui représentent encore aujourd’hui l’unifolié sur le circuit qui ont apporté la touche finale à l’âge d’or du tennis canadien.

En 2019, les Canadiens ont brillé lors du Sunshine Double : Bianca Andreescu a été couronnée championne à Indian Wells, tandis qu’Auger-Aliassime et Denis Shapovalov ont tous deux atteint les demi-finales à Miami. À l’époque, ces trois joueurs étaient encore des adolescents.

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Andreescu a poursuivi sa percée en remportant l’Omnium Banque Nationale avant de connaître son heure de gloire aux Internationaux des États-Unis. La jeune joueuse de 18 ans, de Mississauga, a indiqué la sortie à Caroline Wozniacki et à Belinda Bencic pour se tailler une place en finale, lors de laquelle elle a dominé Serena Williams en deux manches, devenant ainsi la première joueuse de simple à remporter le titre dès sa première participation au tableau principal de Flushing Meadows. Andreescu a surpassé Bouchard au classement des Canadiennes les mieux classées de l’histoire, se hissant au quatrième rang du classement de la WTA.

Au cours de cette même saison, Leylah Annie Fernandez avait fait ses débuts chez les professionnelles ; deux ans plus tard, elle serait finaliste d’un tournoi du Grand Chelem aux Internationaux des États-Unis de 2021. La Lavalloise n’était que la troisième femme de l’ère moderne à éliminer trois des cinq premières têtes de série, surprenant Naomi Osaka, Elina Svitolina et Aryna Sabalenka pour atteindre le match ultime.

En 2026, le tennis canadien est toujours entre de bonnes mains. Auger-Aliassime, qui a disputé sa deuxième demi-finale majeure à New York l’an dernier, s’est qualifié pour la première fois pour les Finales Nitto de l’ATP. Le Montréalais mène le bal avec neuf titres de simple — un record pour un Canadien — et est devenu le premier joueur canadien à prendre part aux quarts de finale du simple de toutes épreuves du Grand Chelem

Bien sûr, Mboko fait déjà des merveilles après seulement un an sur le circuit. À 19 ans, elle a grimpé en flèche dans le classement de la WTA à la suite de son sacre à l’Omnium Banque Nationale de 2025, retranchant plus de 300 places en un an pour se hisser dans le Top 10.

Les meilleurs joueurs de l’ATP seront de retour à Montréal cet été dans le cadre de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers, du 1er au 13 août, au Stade IGA. Achetez vos billets dès aujourd’hui !

Les meilleures joueuses de la WTA seront de retour à Toronto cet été dans le cadre de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers, du 1er au 13 août, au Sobeys Stadium. Achetez vos billets dès aujourd’hui !

Photo Vedette: Martin Sidorjak

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