Qui pourrait suivre les traces de Loïs Boisson à Roland-Garros ?
16 avril 2026
Il reste moins de 100 jours avant le début de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers, et Toronto s’apprête à accueillir l’élite du circuit de la WTA.
Le tournoi en sera à sa deuxième année d’un format de 12 jours, une évolution dont Karl Hale, directeur du tournoi de Toronto, a été témoin au cours des 20 dernières années. C’est la passion précoce de Karl Hale pour le tennis qui l’a conduit à diriger l’un des plus anciens tournois de notre sport.
Dans une récente entrevue, Karl Hale a évoqué son parcours au tennis et a expliqué le chemin parcouru par l’Omnium Banque Nationale, ainsi que la manière dont il continue d’évoluer.
(L’entrevue suivante a été révisée uniquement pour des raisons de clarté et de fluidité.)
Karl Hale: J’ai grandi dans un quartier défavorisé avec ma mère, qui élevait seule ses enfants, et le club de tennis se trouvait juste en face de chez nous. Mon frère, qui avait dix ans de plus que moi, était l’un des meilleurs joueurs du Canada à l’époque. Je l’admirais et, comme tout petit frère, je rêvais simplement de le battre un jour. C’est vraiment là que tout a commencé. J’ai eu la piqûre pour ce sport très tôt — la compétition, le défi, les amitiés, les possibilités — et je n’ai jamais regardé en arrière.
Hale: C’est tout un parcours dans le monde du tennis. J’ai assisté pour la première fois au tournoi à l’âge de 11 ans, avec mon frère. À partir de là, j’ai gravi les échelons : je suis passé du statut de joueur junior de haut niveau à celui de détenteur d’une bourse d’études à l’université du Nouveau-Mexique, avant de diriger des clubs de tennis et des clubs champêtres.
J’ai rencontré Michael Downey à ses débuts en tant que chef de la direction de Tennis Canada, et nous avons tout de suite sympathisé. Nous avions la même éthique de travail et une véritable soif d’excellence. Il m’a donné ma chance, et je ne l’ai jamais oublié. Depuis, j’ai toujours essayé de faire de mon mieux — non seulement pour le tournoi, mais aussi pour le tennis au Canada.
Hale: La croissance a été remarquable. Nous sommes passés d’environ 100 000 spectateurs à plus de 200 000. L’expérience sur le site a complètement évolué : de meilleures installations, une aire de restauration et, selon moi, le meilleur service de restauration au siège du circuit.
Notre nombre de téléspectateurs a quintuplé, faisant de l’OBN l’un des tournois de tennis les plus regardés.
Ce dont je suis le plus fier, c’est l’influence sur le tennis canadien. Le tournoi a contribué à inspirer et à former des générations de joueurs — de Milos Raonic et Eugenie Bouchard à Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov, en passant par Bianca Andreescu et Leylah Annie Fernandez, et maintenant la nouvelle génération, comme celle de Victoria Mboko.
Le tennis s’est beaucoup plus ancré dans le tissu social du Canada. Ce n’est plus un sport réservé à l’élite, il fait partie de la culture quotidienne.
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Hale: En réalité, la préparation ne s’arrête jamais vraiment. Avant même qu’un tournoi ne soit terminé, nous parcourons déjà le site, discutons avec nos équipes et identifions les améliorations à apporter en temps réel.
Nous nous réunissons en octobre pour faire le point sur tout ce qui s’est passé l’été dernier et entamer une phase de planification intensive. Nous sommes également en contact permanent avec d’autres tournois partout dans le monde afin d’échanger sur les pratiques exemplaires et les nouvelles idées.
À environ 100 jours du tournoi, tout s’intensifie. On est en pleine période d’opérations et de mise en œuvre. Tout devient très concret. Le rythme s’accélère, la pression monte et il faut prendre des décisions rapidement.
C’est aussi à ce moment-là que l’énergie monte. On sent le tournoi prendre vie. L’ambiance devient celle d’un véritable milieu de haute performance où chacun doit être vigilant, coordonné et axé sur les solutions.

Photo: Peter Power
Hale: Mon argument est simple : s’il y a bien un tournoi qui mérite d’être le cinquième tournoi du Grand Chelem, c’est l’Omnium Banque Nationale.
Nous avons l’histoire : notre tournoi remonte à 1881, ce qui en fait le troisième plus ancien tournoi du monde, derrière Wimbledon et les Internationaux des États-Unis. Nous avons la crédibilité, car tous les grands champions ont joué ici : Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic, Serena Williams, Martina Navratilova, Rod Laver, et bien d’autres encore.
Nous disposons d’un marché idéal : une ville de classe mondiale comptant plus de 7 millions d’habitants, ainsi que certains des amateurs les plus passionnés et les plus avertis du monde. Ajoutez à cela le cadre estival, où les amateurs peuvent profiter du tennis jour et nuit, et vous obtenez une ambiance vraiment unique.
Ce qui nous rend uniques, c’est que nous ne sommes pas seulement une ville — nous sommes Toronto et Montréal. Cela nous confère une présence nationale, une incroyable diversité et une énergie qui reflète l’avenir de ce sport.
Nous allions une compétition de classe mondiale à du divertissement et des interactions exceptionnels avec les visiteurs. Au moment où le tennis ne cesse d’évoluer, je suis convaincu que l’Omnium Banque Nationale est en excellente position pour jouer un rôle encore plus important sur la scène internationale.
Nous ne voulons pas seulement organiser un formidable tournoi : nous voulons contribuer à définir ce à quoi ressemblera l’avenir des grands tournois.
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Les meilleures joueuses de la WTA seront de retour à Toronto cet été dans le cadre de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers, du 1er au 13 août, au Sobeys Stadium. Achetez vos billets dès aujourd’hui !
Photo Vedette: Barry McCluskey