

Alexander Bublik
Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas. Alexander Bublik n’était pas du genre à faire exception à la règle et à dévoiler les détails de son escapade mémorable à Las Vegas en mars 2025.
Ce que l’on sait, c’est que les résultats se sont améliorés par la suite pour ce joueur de 28 ans, capable aussi bien de décocher des aces que de réaliser de superbes amortis.
En effet, Bublik s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs de la saison, passant du 82e au 11e rang, pour un sommet personnel.
Revenons sur son année 2025 et voyons à quoi pourrait ressembler 2026 pour ce Kazakh d’origine russe.
Au cours des deux premiers mois de 2025, Bublik n’a remporté que deux matchs, tous deux contre des joueurs classés au-delà du Top 100. Six de ses sept défaites ont été concédées en deux manches (à l’exception de celle subie face au Montréalais Félix Auger-Aliassime à Dubaï). C’est sa défaite contre Yosuke Watanuki, alors 349e mondial, lors de son premier match à Indian Wells, qui l’a poussé à se rendre à Las Vegas.
Watanuki est un joueur de fond de court agressif et dangereux, qui peut jouer comme un Top 10, mais sur le papier, cela restait tout de même une énorme surprise.
Ce n’est pas Bublik qui a eu l’idée d’aller à Vegas, c’est son entraîneur qui a pris la décision. Lorsqu’on lui a demandé si ce séjour était un stage d’entraînement ou des vacances, Bublik a répondu : « Vegas, Vegas, c’est plutôt le genre de place pour se remettre d’une gueule de bois. »
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Après Las Vegas, Bublik ne s’est présenté à son premier match du Challenger de Phoenix que quelques heures avant le coup d’envoi, mais il a tout de même atteint la finale, lors de laquelle il s’est incliné face au prodige brésilien Joao Fonseca.
Bublik, qui avait besoin de points pour consolider sa performance de l’année précédente à Roland-Garros, a rempli son calendrier de tournois sur terre battue, et cela a porté ses fruits. En effet, il a remporté un tournoi Challenger à Turin — avec un tableau comparable à celui d’une épreuve de catégorie 250 de l’ATP — avant ce Roland-Garros qui a marqué un tournant dans sa carrière. Une remontée après un déficit de deux manches au deuxième tour contre le rapide Alex de Minaur, qui avait remporté sept manches d’affilée contre lui, lui a ouvert la voie. (de Minaur avait peut-être besoin d’un séjour à Las Vegas après cette défaite, affirmant qu’il était épuisé.)
Habituellement souriant et rieur pendant ses matchs, Bublik a montré des émotions différentes lorsqu’il a nivelé la marque pour vaincre le cinquième mondial Jack Draper au quatrième tour. « Être ici, devant vous, c’est le plus beau moment de ma vie. Point final », a déclaré Bublik, au bord des larmes.
Bublik a su profiter de son élan pour éliminer Jannik Sinner et conquérir son deuxième titre à Halle — l’une des six seules défaites subies par l’Italien au cours de la saison. Cependant, Bublik a ensuite été éliminé dès le premier tour à Wimbledon par Jaume Munar, qui n’avait auparavant battu qu’un seul adversaire du Top 100 au All-England Club. Il a livré l’une de ses célèbres répliques lors de cette défaite, déclarant : « Ce gars a remporté trois matchs sur gazon et il se déplace comme s’il était (Novak) Djokovic. »
Fort d’une confiance retrouvée sur la terre battue, Bublik a disputé pour la première fois les deux tournois en montagne sur l’argile après Wimbledon. L’altitude n’a certainement pas nui à son service déjà redoutable, mais Bublik a également su s’imposer dans des conditions de jeu difficiles. Lors de ses deux semaines à Gstaad et à Kitzbühel, Bublik n’a concédé qu’une seule manche. Il a choisi de ne pas participer à un tournoi de préparation sur surface dure avant les Internationaux des États-Unis, mais a tout de même atteint le quatrième tour à New York, s’inclinant face à Sinner en une heure et 21 minutes.
Avant la rencontre, Bublik nous a offert une autre réplique mémorable, déclarant à propos de Sinner : « C’est comme un joueur généré par l’IA. »
Bublik a réussi le rare exploit de remporter des titres sur surface dure, sur terre battue et sur gazon au cours d’une même saison. Ses chances de se qualifier pour les Finales ATP se sont amenuisées après ses éliminations précoces à Pékin et à Shanghai, mais Bublik a terminé la saison en force en atteignant les demi-finales à Paris (où il s’est à nouveau incliné face à FAA). Il a produit le cinquième plus grand nombre d’aces du circuit, avec une moyenne d’un peu moins de 12 par match. Et alors qu’il occupait le 12e rang pour le nombre de points gagnés sur son premier service en 2024, il s’est hissé à la quatrième place en 2025.
Dans un avenir très proche, il ne faut pas exclure que Bublik parvienne à se hisser dans le Top 10. À l’aube de 2026, il n’était qu’à 145 points du dixième mondial Jack Draper. De plus, Bublik peut gagner du terrain aux Internationaux d’Australie et à Wimbledon, où il a perdu ses premiers matchs. Au niveau des Masters également, le seul bloc de points qu’il aura à défendre se trouve à Paris, à la fin de l’année 2026.
L’année 2025 était-elle un cas isolé ou Bublik va-t-il se remettre au travail pour enchaîner avec une année 2026 similaire ?
Et peut-être la question la plus importante de toutes : fera-t-il un nouveau voyage à Las Vegas ?
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Photo Vedette : Mike Lawrence/ATP Tour