

Stefanos Tsitsipas
Stefanos Tsitsipas s’est retrouvé en terrain inconnu ce week-end à l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers : il a dû se soumettre aux qualifications pour participer au tournoi.
Le double finaliste de tournois du Grand Chelem et finaliste de l’OBN en 2018 n’avait pas vécu cette situation depuis huit ans. Pour la plupart des joueurs, leur parcours ressemble à celui des actions en bourse : il y a des hauts et des bas.
Pourtant, peu de gens auraient pu prévoir la situation difficile dans laquelle se trouve actuellement Tsitsipas, puisqu’il n’a pas encore atteint la trentaine, il n’a que 27 ans. Tsitsipas lui-même ne semble pas trop inquiet, d’autant plus qu’il travaille avec une nouvelle équipe d’entraîneurs. Et si l’OBN avait eu lieu quelques semaines plus tard, il n’aurait pas eu besoin de se soumettre aux qualifications, puisqu’il a remporté un tournoi sur terre battue en Suisse le mois dernier. Il a ainsi mis fin à une qui durait depuis un an et demi. Il n’en reste pas moins que son classement actuel, le 53e rang, est inférieur de 50 places au meilleur classement de sa carrière.
Poursuivant son ascension, Tsitsipas a franchi mardi une nouvelle étape, certes modeste, en battant Martin Damm 6-4 et 6-4 pour signer sa première victoire à Montréal.
« J’ai réussi. J’en veux plus, évidemment. Je ne me contente pas d’une seule victoire », a commenté le Grec.
LIRE : Ben Shelton n’est pas nerveux à l’idée de défendre son titre de l’OBN
Ce dont il est satisfait, c’est de son nouvel entraîneur, Thomas Perrin. Patrick Mouratoglou, qui connaît Tsitsipas depuis des années, fait également partie de son entourage. C’est il y a deux ans, après une défaite face à Kei Nishikori à Montréal, que Tsitsipas avait annoncé que son père, Apostolos, ne travaillerait plus avec lui. Au cours de cette saga ponctuée de ruptures et de réconciliations entre les deux hommes, Apostolos était revenu. Mais aujourd’hui, il semble qu’il ne reviendra peut-être jamais.
« C’est un chapitre qui aurait dû commencer il y a bien longtemps, a poursuivi Tsitsipas. Je suppose que j’ai été trop patient et trop indulgent dans ma façon de gérer certaines choses, ce qui m’a fait perdre beaucoup de temps avant de passer à l’action. Mais ainsi va la vie. Chaque chose en son temps. »
Plus tard, alors qu’il s’attardait sur la relation père-fils dans le tennis, il a fait l’éloge du père de Ben Shelton, Bryan.
« Pour moi, il incarne la manière dont un père devrait se comporter auprès de son enfant qui pratique le tennis de compétition. C’est vraiment l’exemple parfait. Quand je le vois, je me dis parfois que j’aimerais que les choses se passent comme ça, mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Mais je suis un grand admirateur de Shelton. J’admire beaucoup son père et la façon dont leur relation fonctionne. Je considère donc que c’est un excellent exemple. »
Tsitsipas pourrait affronter Shelton, le champion en titre, au quatrième tour, mais il ne se projette pas aussi loin pour l’instant, puisqu’il doit d’abord se mesurer à la révélation brésilienne João Fonseca. Si vous pensez que Tsitsipas pourrait profiter de sa vie nocturne à Montréal pendant ses temps libres, détrompez-vous. Dans une autre anecdote révélée lors de sa conférence de presse, il a déclaré qu’il se couchait plus tôt ces derniers temps.
Une blessure au dos a contribué à la chute de Tsitsipas au classement. Deux autres joueurs qui ont participé à la séance de mardi tentent de retrouver la forme après avoir été victimes de blessures : Jack Draper et Hubert Hurkacz.
Draper, ancien quatrième mondial, a reçu un laissez-passer pour le tournoi, son classement ayant chuté au 143e rang en grande partie à cause d’un grave problème au bras. Draper a fondu en larmes sur sa chaise à la troisième manche dans une défaite de 6-3, 2-6 et 6-2 contre Terence Atmane. En revanche, Hurkacz, finaliste à Montréal en 2022, s’est imposé 7-5, 4-6 et 6-2 face à Marcos Giron. Le Polonais, qui a déjà occupé le sixième échelon, a été expulsé du Top 100 en juin à la suite d’une blessure au genou. Il a dû recourir à un classement protégé pour participer au tournoi de Montréal.
Photo: Amélie Caron / Tennis Canada