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WTA
Reportage

À la barre du navire : James Blake parle de l’organisation de l’Open de Miami

par Mike McIntyre

20 mars 2024

L’Open de Miami commence cette semaine et poursuit ce que le monde du tennis appelle le « Sunshine Double » après le Masters 1000 d’Indian Wells.

Un visage familier se trouve à la tête de cette compétition pour une sixième année à titre de directeur du tournoi : l’ancien numéro 4 mondial, James Blake.

Connu comme l’un des joueurs les plus sympathiques de l’ATP Tour à l’époque, Blake a accroché sa raquette après les Internationaux des États-Unis de 2013, mais est resté très actif dans le sport. En effet, il a participé à des compétitions pour les légendes, a conseillé des joueurs comme Frances Tiafoe et, plus récemment, Denis Shapovalov, et est maintenant le directeur de l’Open de Miami.

Je me suis récemment entretenu avec Blake lors d’un épisode de Match Point Canada, et nous avons discuté des défis et des récompenses liés à la gestion de l’un des plus importants tournois, ainsi que de son admiration générale pour la progression du tennis canadien depuis qu’il a pris sa retraite.

Dès le début de notre conversation, il est évident que Blake se consacre pleinement à son travail. Il était reconnu pour son souci du détail lorsqu’il évoluait sur le circuit et ce niveau d’attention n’a pas faibli dans son nouveau rôle en dehors des courts.

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Il est extrêmement fier de la croissance du tournoi depuis son déménagement en 2019 du Crandon Park — où il a été tenu pendant 32 ans — à son emplacement actuel, le Hard Rock Stadium. Ce changement a permis au tournoi d’accueillir plus d’amateurs, de leur donner un meilleur accès à l’action en trouvant un moyen créatif d’installer un terrain de tennis dans un stade de football de 60 000 places.

Le poste de directeur de tournoi est un rôle naturel pour les anciens joueurs. Nous avons vu des athlètes comme Tommy Haas, Marcos Baghdatis et notre propre Valérie Tétreault accéder à ce poste après la fin de leur carrière sur le circuit. Il est agréable d’avoir des liens avec de nombreux joueurs qui étaient autrefois des rivaux, mais, comme le mentionne Blake, cela peut aussi entraîner des défis, en particulier lorsqu’un ancien collègue ou un pair s’attend à tirer profit de cette relation.

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« Il y a un bon et un mauvais côté à connaître si bien tous les joueurs, explique Blake. C’est bien parce qu’ils comprennent que tu te bats pour eux, que tu sais de quoi tu parles parce que tu l’as déjà vécu. Cependant, lorsqu’ils viennent te voir pour te demander une faveur — une accréditation de plus, un peu plus de temps sur le terrain d’entraînement — et qu’ils s’attendent à ce que tu dises oui [parce que nous avons] été amis, même si j’aimerais toujours pouvoir acquiescer à leurs demandes, je dois souvent dire non, et je trouve cela très difficile. »

Blake était heureux de prodiguer quelques conseils, en tant que tournoi de catégorie 1000 de deux semaines ayant des tableaux de 96 joueurs et joueuses, pour nos deux volets de l’Omnium Banque Nationale de Montréal et de Toronto, qui prendront de l’expansion à compter de 2025.

« Un des avantages [d’un tournoi de deux semaines] est que les joueurs ont plus de temps de repos entre leurs matchs et que l’on n’a pas besoin d’entasser autant de bons duels en très peu de temps. Cela nous donne également un peu de flexibilité en cas de mauvais temps… on a un peu de marge de manœuvre pour reprogrammer les matchs, ce qui est plus difficile pour un tournoi d’une semaine où il n’y a tout simplement pas de place pour disputer deux matchs dans la même journée ou prolonger le tournoi jusqu’au lundi. »

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Dernièrement, le tennis canadien a reçu des reconnaissances internationales comme jamais auparavant, ce qui justifie pleinement sa place accrue dans les calendriers des deux circuits. Blake n’a pu s’empêcher de nous faire part de son admiration pour ce que le Canada a accompli ces dernières années.

« C’est vraiment incroyable ce que le tennis canadien a accompli : une championne d’un tournoi du Grand Chelem comme [Bianca] Andreescu et des triomphes à la Coupe Billie Jean King et à la Coupe Davis. Dans mon temps, il n’y avait pas mal que Danny Nestor ! Maintenant, il y a FAA, Shapovalov et Andreescu, et Eugenie Bouchard qui a eu beaucoup de succès pendant un certain temps. C’est vraiment fascinant de voir ce qui se passe et ce que l’avenir réserve au tennis canadien. »

Si vous souhaitez en savoir plus sur James Blake, y compris sur son admiration pour Venus Williams, sur les leçons qu’il a tirées de la rédaction de deux livres à succès et sur l’aide qu’il a apportée au Canadien Denis Shapovalov au cours des derniers mois, écoutez l’entrevue complète au balado Match Point Canada (en anglais).

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Feature Photo : Peter Staples/ATP