

Felix Auger-Aliassime
L’un des grands sujets d’actualité à l’approche de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers est le retour de Félix Auger-Aliassime à Montréal et au Stade IGA, le lieu où il a passé la majeure partie de ses années de formation au sein du Centre national de tennis de Tennis Canada.
Nous avons discuté avec Valérie Tétreault du retour de Félix, non seulement à Montréal, mais aussi à Québec pour la rencontre de la Coupe Davis opposant le Canada à la France en septembre, ainsi que du retour au jeu de Serena Williams sur le circuit de la WTA.
*L’entrevue suivante a été révisée uniquement pour des raisons de clarté et de fluidité.
Melissa Boyd : Les amateurs sont heureux que Félix revienne à Montréal cet été pour participer à l’OBN. Que pouvez-vous leur dire sur sa préparation pour le tournoi ?
Valérie Tétreault : Ça fait longtemps que les dates de notre tournoi sont encerclées dans le calendrier de Félix. Il n’a la chance de jouer à la maison qu’une fois par deux ans. Il a passé plusieurs années de sa vie à Montréal, donc cela a une saveur encore plus spéciale lorsqu’il joue ici. Puis la dernière fois, sans dire que c’était un rendez-vous manqué, cela reste qu’il est arrivé avec très peu de temps pour se préparer, puisqu’il avait disputé beaucoup de matchs aux Jeux olympiques. Ce n’était donc pas la préparation optimale, et cela a fait en sorte que son séjour à Montréal a été très court. Cela dit, c’était quand même Flavio Cobolli qui l’avait freiné en 2024.
Au début de la saison, Félix et son équipe nous parlaient de vouloir arriver très tôt après Wimbledon pour s’entraîner sur les terrains ici, profiter du fait d’être à Montréal et, justement, les premières réservations d’hôtel qu’on a eu sont pour Félix et son équipe, ce qui démontre à quel point l’OBN est une priorité pour lui. Là, je parle au conditionnel, parce que Félix a aussi comme objectif de se qualifier pour les Finales de l’ATP. On sait qu’il s’est commis pour prendre part à la Coupe Davis, ce qui a aussi une incidence sur son calendrier de tournois. À l’heure actuelle, ce n’est pas impossible qu’il décide d’ajouter le tournoi de Washington s’il sent qu’il a besoin d’aller chercher quelques points supplémentaires.
M. B. : Félix évoluera également à Québec, ville où il a grandi, pour la rencontre de la Coupe Davis contre la France, en septembre. À quel point êtes-vous impatiente de voir la Coupe Davis revenir au Québec, et qui plus est au Centre Vidéotron ?
V. T. : C’est assez incroyable parce que déjà, avant de commencer à travailler sur le plan de match pour cette rencontre de la Coupe Davis, puis au début des discussions avec Félix et son équipe, j’ai réalisé qu’il n’a jamais pris part à une rencontre de la Coupe Davis au Québec. Déjà, cela allait être assez spécial que ce soit à Montréal ou à Québec, mais je pense qu’assurément, ça va être encore plus spécial pour lui d’avoir cette occasion de jouer à Québec, étant donné son lien avec la ville. Ce n’est pas là où il est né, mais c’est quand même là où il a passé les premières années de sa vie. Son père a une académie là-bas qui porte son nom, mais aussi celui de Félix. Évidemment, Félix est une méga vedette partout au pays, mais particulièrement à Québec, on l’a bien ressenti après avoir annoncé que la rencontre allait se tenir au Centre Vidéotron. Je pense que tous les astres étaient alignés pour que Québec puisse accueillir Félix en septembre. Ce n’est pas chaque année que l’on a la chance d’avoir une rencontre aussi excitante que celle entre le Canada et la France.
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Au début, nous ne savions pas si le Centre Vidéotron allait être disponible. Il y avait déjà des réservations pour ces dates, mais elles ont été annulées et cela nous a laissé le champ libre. Quand nous avons fait la visite du site, nous avons constaté à quel point nous avions fait du chemin depuis les rencontres disputées dans des endroits obscurs à maintenant remplir un tel amphithéâtre. Je m’attends à ce que ce soit un grand moment, voire même l’un des moments les plus importants de l’histoire de la Coupe Davis au Canada.
M. B. : Serena est de retour ! Elle a d’ailleurs disputé un match de double avec la Canadienne Victoria Mboko au tournoi de Queen’s. Que pensez-vous de sa décision de faire son retour à 44 ans, accompagnée de ses deux jeunes filles ?
V. T. : On commençait à s’y attendre parce que la machine à rumeurs s’était fait aller dans les derniers mois. C’est quand même incroyable qu’elle fasse un retour comme ça. Je pense que ça démontre son grand amour du tennis, son besoin de se dépasser parce qu’on s’entend qu’elle n’a plus rien à prouver. Elle a déjà tout gagné, elle est déjà reconnue comme la plus grande joueuse de tous les temps, littéralement une légende du tennis, mais on sait tous aussi que Serena ne fait jamais juste acte de présence. Si elle revient, c’est parce qu’elle a quelque chose en tête et parce qu’elle veut gagner. Je pense que c’est correct qu’elle se donne le temps, puis qu’elle se permet de le faire en étape, de commencer en double pour voir comment son corps réagit, comment elle gère avec son environnement, avec la famille, comment elle trouve le niveau de ses performances par rapport à celui des autres joueuses. Selon moi, c’est assez clair que son intention c’est de jouer en simple.
Puis, c’est évidemment incroyable qu’elle ait choisi Vicky comme partenaire. Si on avait écrit un scénario de film, c’est pas mal comme on l’aurait écrit, surtout si le réalisateur était Canadien. Cela démontre à quel point Vicky est respectée, à quel point elle représente l’avenir du tennis féminin. Elle a fait équipe avec celle qu’elle a idolâtrée pendant une bonne partie de sa jeunesse et qui est probablement une des raisons pour laquelle elle a décidé de jouer au tennis.
Photo : Martin Sidorjak