

Aryna Sabalenka
Aucune joueuse ne s’est imposée comme la grande favorite à l’approche de Roland-Garros, mais un pays s’est clairement démarqué.
Les deux tournois de catégorie 1000 sur terre battue disputés ce printemps ont été remportés par des Ukrainiennes. Marta Kostyuk a décroché son plus important titre à Madrid, puis Elina Svitolina a poursuivi son retour en force après son congé de maternité en s’imposant à Rome.
À l’approche de Paris, les Ukrainiennes pourront-elles continuer à dominer ?
Le tableau semble en tout cas plus ouvert qu’il ne l’a été depuis des années. La numéro un mondiale Aryna Sabalenka a connu des difficultés sur terre battue, les anciennes championnes de Roland-Garros Iga Swiatek et Coco Gauff n’ont pas réussi à remporter de titre, et même la championne des Internationaux d’Australie, Elena Rybakina, a été éliminée dès le premier tour des tournois 1000.
Alors, pourquoi pas les Ukrainiennes à Paris ?
Les forces en présence de l’Omnium Banque Nationale se penchent sur le tableau fascinant de Roland-Garros.
(Les parenthèses indiquent le changement de place depuis la dernière chronique avant la saison sur la terre battue)
À ses yeux, la saison sur terre battue de Sabalenka a été décevante jusqu’à présent, puisqu’elle a subi des défaites face à Hailey Baptiste à Madrid et à Sorana Cirstea à Rome. Cependant, si le jeu offensif de la numéro un mondiale porte ses fruits à Roland-Garros, elle est tout à fait capable de remporter sa première Coupe Suzanne-Lenglen en 2026.
Il ne faut pas oublier qu’avant cette année, la double lauréate du titre de Joueuse de l’année de la WTA n’avait pas été éliminée avant les quarts de finale d’un « grand » tournoi sur terre battue depuis 2023, une période qui comprend deux titres à Madrid et une finale à Roland-Garros.
Les inquiétudes liées à une blessure au dos ont peut-être joué un rôle ces dernières semaines, et les quelques jours de repos avant Roland-Garros pourraient bien être tout ce dont Sabalenka a besoin pour être à nouveau la grande favorite d’un tournoi du Grand Chelem.
- Francesco
Il semble déjà loin le temps où, à l’approche de Roland-Garros, le débat tournait autour de la question « Iga Swiatek ou le reste du peloton ? », compte tenu des difficultés rencontrées par la Polonaise en 2025 et de l’ascension de Sabalenka. Cependant, compte tenu de l’uniformisation du niveau observée tout au long de la saison sur terre battue 2026 et de la performance encourageante de Swiatek à Rome, la quadruple championne de Roland-Garros semble bien être revenue en tête de liste des sérieuses prétendantes au titre.
Si elle a connu un début de saison difficile sur sa surface de prédilection, Swiatek a retrouvé son allure d’ancienne reine de la terre battue à Rome. Après avoir survécu à un premier match ardu, elle n’a concédé que sept jeux lors de ses trois rencontres suivantes pour atteindre les demi-finales, s’imposant notamment face à Naomi Osaka et à Jessica Pegula.
Dans un tableau qui semble aussi ouvert que celui-ci, le pari le plus sûr est sans doute la joueuse la plus titrée de Roland-Garros au cours des 20 dernières années.
- Pete
Selon la WTA, Gauff se décrit souvent comme une « combattante », et elle a démontré à tout le circuit pourquoi en signant une nouvelle fois un parcours remarquable à Rome. La numéro un américaine a remporté trois victoires après avoir tiré de l’arrière pour accéder à la finale pour la deuxième année consécutive dans la capitale italienne, dont deux contre Iva Jovic et Mirra Andreeva. La quatrième mondiale a ajouté une autre corde à son arc sur terre battue ces derniers temps, atteignant les demi-finales ou mieux lors de cinq des six derniers grands tournois sur terre battue.
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La résilience de Gauff rappelait sa performance de l’année dernière à Roland-Garros, où elle avait comblé un déficit d’une manche à deux reprises lors de son parcours vers le titre – contre la huitième mondiale Madison Keys en quarts de finale, puis contre Sabalenka en finale.
Ayant trouvé son rythme sur terre battue au bon moment, la joueuse de 22 ans rappelle à tout le monde pourquoi elle est la tenante du titre à la Porte d’Auteuil.
- Francesco
Rybakina aura une motivation supplémentaire pour décrocher son premier titre à Roland-Garros cette année. En effet, un triomphe lui permettrait de se hisser pour la première fois au sommet du classement. Si elle ne fait qu’atteindre la finale, Sabalenka devra être éliminée avant les demi-finales pour qu’un nouveau nom prenne la tête du classement de la WTA.
Rybakina aborde une nouvelle fois Roland-Garros forte d’un titre sur terre battue, n’ayant concédé qu’une seule manche en quatre matchs pour décrocher son deuxième titre en trois ans à Stuttgart. Son duel le plus difficile a été une victoire en trois heures contre Leylah Annie Fernandez, mais, à part cela, la favorite du tournoi a aisément franchi les étapes, ses autres victoires ayant toutes été remportées contre des joueuses du Top 20.
La joueuse de 26 ans se concentre désormais sur Roland-Garros après avoir décidé de ne pas tenter de défendre son titre à Strasbourg. La terre battue ne favorise peut-être pas le service puissant de Rybakina, mais elle dispose tout de même de la puissance nécessaire pour battre les spécialistes de l’argile, telles que Swiatek et Jasmine Paolini, qui ont toutes deux eu raison de la deuxième mondiale au cours des deux dernières années.
- Francesco
Svitolina est-elle devenue une meilleure joueuse depuis qu’elle a accouché en 2022 ? À tout le moins, elle semble avoir retrouvé le niveau qui lui avait permis d’enchaîner les titres de catégorie 1000 et de se hisser au troisième échelon à la fin des années 2010. Elle arrive à Paris forte de son plus important titre depuis qu’elle est maman, après avoir remporté sa troisième couronne à Rome.
Ce n’est pas seulement son triomphe à Rome, mais surtout la MANIÈRE dont elle s’est imposée qui a fait de l’Ukrainienne l’une des favorites à l’approche de Roland-Garros. Le parcours de Svitolina dans la Ville éternelle a commencé par une victoire face à Hailey Baptiste, quart de finaliste à Madrid, et s’est achevé par trois gains consécutifs en trois manches contre Rybakina, Swiatek et Gauff.
Le fait qu’elle a réussi à vaincre trois des quatre meilleures sur terre battue juste avant un tournoi du Grand Chelem – dont les deux qui ont remporté les quatre dernières éditions à la Porte d’Auteuil, la place assurément parmi les sérieuses prétendantes à la couronne.
- Pete
Depuis qu’elle a fait ses débuts en tournois du Grand Chelem à Paris en 2023, Mirra Andreeva n’a montré aucun signe de ralentissement sur terre battue, comme l’ont une nouvelle fois démontré ses résultats cette année.
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La huitième mondiale a tout d’abord été couronnée championne à Linz, puis a eu raison de Swiatek la semaine suivante en quart de finale à Stuttgart. Andreeva a poursuivi sur sa lancée en accédant à la finale à Madrid et aux quarts de finale à Rome. Au cours des deux dernières années, l’adolescente n’a manqué qu’une seule fois les quarts de finale lors des grands tournois sur terre battue.
Roland-Garros est le tournoi du Grand Chelem où Andreeva a obtenu le plus de succès, son meilleur résultat étant une demi-finale en 2024 ; on peut donc s’attendre à ce qu’elle soit mûre pour décrocher son premier grand titre après avoir réalisé sa meilleure saison sur terre battue à ce jour.
- Francesco
Pegula a encore montré pourquoi elle figure parmi les joueuses les plus constantes de la WTA cette saison. Après avoir défendu son titre avec brio à Charleston, elle s’est illustrée à Rome en infligeant trois « bagels » lors de ses deux premières victoires : 6-4, 6-0 au deuxième tour, puis 6-0, 6-0 au troisième tour. En accédant aux quarts de finale dans la capitale italienne, la joueuse de 32 ans a ainsi atteint au moins les quarts de finale dans tous les tournois sauf un cette année.
Même si la terre battue européenne n’est peut-être pas sa surface préférée ces dernières années, elle a montré des signes de la forme qu’elle avait affichée en 2022, année où l’Américaine avait atteint la finale à Madrid et les quarts de finale à Roland-Garros. Ses défaites sur terre battue cette saison ne sont pas non plus inquiétantes, puisqu’elle s’est inclinée face à la future championne Marta Kostyuk à Madrid et à l’ancienne reine de la terre battue Swiatek à Rome.
Si Pegula parvient à trouver le moyen de battre les meilleures joueuses sur cette surface, elle pourra atteindre une troisième demi-finale consécutive en tournois du Grand Chelem et une première sur la terre battue parisienne.
- Francesco
Dans l’édition de ce mois-ci de « Quelle différence en un an ! », l’adolescente canadienne revient sur les lieux de ses débuts en Grand Chelem en tant que tête de série du Top 10. L’année dernière, elle s’était qualifiée pour son premier tournoi du Grand Chelem à Paris, avant d’impressionner en atteignant le troisième tour.
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On peut toutefois se poser quelques questions sur sa forme, après qu’elle ait perdu son premier match lors des deux tournois de catégorie 1000 sur terre battue ce printemps. Cependant, elle a semblé beaucoup plus à son avantage cette semaine à Strasbourg. Au cours des premiers mois de 2026, seules Rybakina et Pegula ont fait preuve de plus de constance que la joueuse de Burlington lors des grands tournois. Si elle se sent à nouveau à l’aise sur terre battue, elle sera probablement la joueuse que toutes les têtes de série du Top 8 espéreront éviter en huitièmes de finale.
- Pete
Kostyuk n’a pas perdu un seul match sur terre battue depuis près d’un an. Sa dernière défaite remonte à Roland-Garros en 2025. En 2026, elle possède une fiche parfaite de 11 victoires sur cette surface, avec 2 titres à son actif, dont un triomphe historique au tournoi de Madrid (WTA 1000).
Alors, que faudra-t-il pour arrêter Kostyuk sur l’argile ?
Malgré quelques bons résultats et plusieurs beaux parcours dans des tournois de catégorie 1000 au cours de sa carrière, l’Ukrainienne de 23 ans n’a toujours pas réussi à percer dans les épreuves du Grand Chelem. Elle n’a atteint les quarts de finale qu’une seule fois dans sa carrière (Internationaux d’Australie 2024) et a été éliminée dès le premier tour de Roland-Garros trois fois au cours des quatre dernières années.
Elle devrait toutefois aborder ce tournoi avec confiance, compte tenu de ses excellents résultats sur cette surface cette année. Elle sera également bien reposée après avoir fait l’impasse sur Rome.
- Pete
Les hauts et les bas qui caractérisent le parcours de Karolina Muchova se poursuivent en 2026. Elle a remporté le plus important titre de sa carrière en février à l’Open du Qatar et était finaliste sur terre battue à Stuttgart en avril, mais elle arrive à Paris après avoir perdu dès son premier match à Rome.
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Même si elle n’a pas remporté le titre à Stuttgart, la Tchèque a tout de même signé des victoires impressionnantes contre Gauff et Svitolina (et une défaite en finale contre Rybakina n’a rien de honteux). Muchova a également fait ses preuves à Roland-Garros, où elle a atteint sa seule finale en tournois du Grand Chelem à Paris en 2023. Elle a même donné plus de fil à retordre à Swiatek que n’importe qui d’autre lors de cette finale parisienne. C’est une joueuse qui excelle dans les grands matchs.
- Pete
Voici les collaborateurs de la chronique Les forces en présence:
Les plus grandes vedettes de la WTA seront de retour au Sobeys Stadium de Toronto l’été prochaine pour l’Omnium Banque Nationale, du 1er au 13 août 2026. Achetez vos billets dès aujourd’hui !
Photo vedette : WTA/Jimmie48 Photography/Rob Prange