

Ben Shelton
Les émotions suscitées par l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers sont encore vives, même après une semaine.
Plus de 500 000 amateurs se sont rassemblés à Montréal et à Toronto au cours de ces deux semaines pour vivre en direct les triomphes et les surprises du tournoi. L’Omnium Banque Nationale ne serait tout simplement pas ce qu’il est sans ses premiers champions et finaliste d’un Masters 1000, dans ce qui fut une nouvelle édition mémorable.
Voici quelques-uns des meilleurs moments de l’OBN 2026.
Ville différente, même résultat pour Ben Shelton.
Le numéro un américain a suivi les traces de sa compatriote Jessica Pegula (2023-2024) et est devenu le plus récent joueur à défendre son titre de l’Omnium Banque Nationale avec succès. En fait, Shelton est devenu le premier homme à réussir cet exploit depuis Rafael Nadal en 2018-2019.
À 23 ans, il se joint à un cercle très fermé grâce à son impressionnant parcours jusqu’au titre. En effet, il est le premier champion de l’OBN depuis Novak Djokovic en 2016 à n’avoir perdu aucune manche du tournoi. Le sixième mondial a éliminé des joueurs comme Joao Fonseca, Jakub Mensik et Learner Tien pour accéder au match ultime, puis a signé une autre victoire en deux manches contre Brandon Nakashima pour remporter le titre.
Ce quatrième trophée de la saison permet à Shelton de plus que doubler son palmarès, lui qui avait remporté trois titres entre 2023 et 2025.
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Même s’il n’a pas conquis les grands honneurs, Nakashima peut garder la tête haute après son parcours à Montréal. Le joueur de San Diego a atteint la plus importante finale de sa carrière à l’OBN de Montréal, et son parcours n’a pas été de tout repos.
En effet, il a dû combler un déficit d’une manche face à Titouan Droguet au troisième tour, puis s’imposer au terme d’un combat de près de trois heures contre Arthur Rinderknech pour atteindre les quarts de finale.
Après, l’Américain a indiqué la sortie à Luciano Darderi et à Rafael Jodar en deux manches pour accéder à sa première finale du circuit Masters 1000. Auparavant, son meilleur résultat dans cette catégorie de tournois était un quatrième tour.
Le joueur de 25 ans a retranché 9 places à son classement pour atteindre le 22e rang.
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Iga Swiatek avait quelque chose à prouver à son arrivée à Toronto.
Onze mois s’étaient écoulés depuis la dernière finale de l’ancienne numéro un mondiale sur le circuit de la WTA. Elle avait connu plusieurs éliminations précoces, notamment au premier tour à Miami et au quatrième à Roland-Garros — la première fois qu’elle ne parvenait pas à atteindre les quarts de finale du tournoi depuis ses débuts en 2019.
Cependant, rien n’a pu arrêter Swiatek dans la capitale ontarienne. La sextuple championne de tournois du Grand Chelem a facilement atteint le quatrième tour lors duquel elle a dû combler un déficit d’une manche pour prendre sa revanche sur Marta Kostyuk, qui avait éliminé la Polonaise à Roland-Garros.
Une autre performance dominante a permis à Swiatek de se défaire de la 15e tête de série, Diana Shnaider, et d’accéder au carré d’as, où la joueuse de 25 ans a livré sa meilleure performance dans le troisième acte pour battre Elina Svitolina.
En finale, Swiatek a fait taire ses détracteurs en prenant la mesure d’Elena Rybakina. Elle remportait ainsi sa septième finale consécutive dans une épreuve de catégorie 1000 et ajoutait un 12e trophée de ce niveau à sa collection.
« Je suis vraiment satisfaite de ce tournoi. Il compte énormément pour moi, car ces derniers mois n’ont pas été faciles, a déclaré Swiatek lors de son discours de victoire, le 13 août à Toronto. Je suis vraiment contente d’avoir continué à me concentrer sur ma progression, à modifier légèrement mon jeu et à m’améliorer malgré les opinions que tant de gens ont à mon sujet. Ce n’est pas facile de gérer tout ça. Je suis donc heureuse que la réalité soit différente. »
La cinquième mondiale détient désormais le plus grand nombre de titres de catégorie 1000 parmi les joueuses actives, devançant Aryna Sabalenka.
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Au cours des quatre dernières années, le simple masculin avait été remporté par des joueurs qui décrochaient leur tout premier titre du circuit Masters 1000. En 2026, cette tendance s’est poursuivie, mais en double masculin.
Orlando Luz et Rafael Matos sont entrés dans l’histoire de leur pays à Montréal en devenant la première équipe brésilienne à remporter un Masters 1000. Le duo est également le premier tandem sud-américain à brandir le trophée de l’Omnium Banque Nationale.
Le rêve de Luz et de Matos de remporter un Masters 1000 s’est progressivement concrétisé au fil des tours. Les Brésiliens ont tout d’abord vaincu les quatrièmes têtes de série, Andrea Vavassori et Simone Bolelli, avant de devoir repousser des balles de match au tour suivant pour atteindre les quarts de finale. Le duo a ensuite éliminé les septièmes têtes d’affiche, Guido Andreozzi et Manuel Guinard, pour se tailler une place au carré d’as.
La rivalité historique entre le Brésil et l’Argentine a envahi le Stade IGA pour les demi-finales, lors desquelles Luz et Matos ont eu raison de Francisco Cerundolo et de Tomas Martin Etcheverry.
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Les Brésiliens ont réservé leur plus grande surprise pour la fin. Luz et Matos ont réussi un retour spectaculaire face aux champions de tournois du Grand Chelem et troisièmes têtes de série, Marcelo Arevalo et Mate Pavic, pour couronner leur remarquable parcours à Montréal.
Si Toronto semblait un peu plus animée au cours de la première semaine d’août, c’était sans doute parce qu’Alexandra Eala était sur le court du Sobeys Stadium.
La jeune joueuse de 21 ans a été accueillie par un public nombreux et conquis, dans une salle comble où flottaient des drapeaux philippins et où l’on voyait des maillots aux couleurs de son pays — et même un dinosaure gonflable.
« J’ai eu le partisan idéal la semaine dernière [à Toronto], a mentionné Eala lors d’une entrevue accordée à l’Open de Cincinnati. Il portait un costume gonflable de dinosaure bleu et une casquette aux couleurs du drapeau philippin, et il dansait dans les estrades, la jambe posée sur la rambarde, en se déhanchant. »
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Ces fervents supporters philippins présents à Toronto ont soutenu Eala tout au long de deux matchs de trois manches contre Alycia Parks et Caty McNally, avant que son parcours ne s’achève au quatrième tour, quittant le Court central sous les dernières acclamations d’une foule en délire.
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Photo Vedette : Jared Wickerham/Wick Photography